Quels sont les choix énergétiques pour les générations de demain ?

Quels sont les choix énergétiques pour les générations de demain ?

En juin 2003, le chef de l’État français, Jacques Chirac, s’engage devant la communauté internationale à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

L’objectif ambitieux est repris un an plus tard dans le « plan climat », confirmé lors du Grenelle de l’Environnement de 2007 et dans la loi de transition énergétique déposée en 2014.

Mais d’où vient ce facteur 4 ? Pour le comprendre, il faut imaginer que tous les habitants de notre planète consomment équitablement de l’énergie.

Dans cette hypothèse, il faudrait, pour stopper l’accumulation du dioxyde de carbone (C02) dans l’atmosphère et stabiliser le réchauffement climatique, que chacun n’émette pas plus de 500 kg de carbone par an.

Or, le français moyen en émet 2 tonnes, dont une grande partie vient du secteur énergétique. C’est deux fois plus que la moyenne mondiale, mais trois fois moins que des pays comme les États-Unis et presque quatre fois moins que le petit état du Koweït ! Pour parvenir à l’objectif des 500 kg de carbone émis par an par habitant, la France doit donc diviser par quatre ses rejets de gaz à effet de serre.

La France a déjà manqué les objectifs prévus par la directive européenne de 2001

La France a-t-elle les moyens d’atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre ? Le pays a déjà misé très tôt sur les énergies nucléaire et hydraulique, qui représentent à elles seules près de 90 % de la production d’électricité.

Les efforts devront donc venir de nouveaux leviers que résument bien les engagements pris en 2007 par l’Union européenne sous le terme des « 3 fois 20 ».

A l’horizon 2020, elle prévoit, en se basant sur les niveaux de 1990, d’augmenter de 20 % l’efficacité énergétique, diminuer de 20 % les émissions de CO2, et couvrir 20 % des besoins énergétiques totaux par des énergies renouvelables.

Sur ce dernier point, la France a déjà manqué les objectifs prévus par la directive européenne de 2001, à savoir d’amener à 21 % la part des énergies renouvelables dans sa production totale d’électricité d’ici 2010, alors qu’elle oscille aujourd’hui autour de 18 %.

Forcée de reconnaître son échec, la France s’est engagée vis-à-vis de ses partenaires européens lors du Grenelle de l’environnement de 2007, cette fois de façon contraignante, à ce que 23 % de sa consommation énergétique totale soit d’origine renouvelable en 2020, contre 13,7 % en 2014.

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